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Quand les quatre de Kan-B se retrouvent en 2006, c'est d'abord une affaire d'amitié. Et la culture qu'ils ont en commun, c'est le Blues, même si ce n'est pas la seule et si leurs parcours et influences sont divers.
Ils s'attaquent donc aux grands standards et à quelques pépites moins connues en mettant en commun leur expérience de la scène.
Quelques concerts leur permettent de régler la sonorité du groupe et une identité commence à se former autour d'une première maquette de quatre titres en anglais qu'ils intitulent Can be blues.
Bientôt survient le besoin de faire entendre une voix qui leur est propre et c'est en français qu'ils choisissent de le faire. Ce sont les premières compos qui vont donner le ton.
Les textes trouvent un réservoir d'ambiances et de personnages dans l'univers du polar.
La musique est le paysage dans lequel les morceaux se déroulent comme des courts-métrages, parfois drôles et parfois sombres.
Leur second enregistrement, qui devient un cd 4 titres, s'intitule Film noir.
Que reste-t-il du blues dans tout ça ? On a envie de dire : tout y est.
La simplicité des moyens, chant-guitare-basse-batterie, les thèmes, solitude, trahison, amitié, et même les éternels trois accords, la mesure ternaire et la gamme pentatonique.
Le reste, c'est à l'auditeur de l'inventer.